Épisode 5

La botte solitaire sous la pluie

Taille du texte
⏱ 17 min de lecture

Une pluie glaciale teignait les ruelles de la colline d'un gris mélancolique.

En cette mi-novembre, les bourrasques venues du large rendaient l'air de Tsukimizaka si piquant que chaque souffle se muait en buée blanche.

« Ouh là là ! Cette flaque était beaucoup trop profonde ! J'ai de l'eau plein mes baskets ! »

Retenant d'une main le bas de sa cape de pluie jaune, Koharu Hoshikawa enjamba un grand caniveau. Sa fine natte sur le côté sautillait au rythme de sa course, faisant scintiller sa barrette en forme d'étoile.

À cet instant, un petit remue-ménage agita la poche de sa poitrine.

« Koharu, tu sautes trop-pock ! J'ai la tête qui tourne-pock ! »

Une boule de laine rouge pas plus grande qu'une pomme passa le nez dehors : c'était Pocke, le tsukumogami d'une moufle enchantée. Frissonnant sous son col de fourrure blanche, il replongea aussitôt sous l'abri protecteur de la cape.

« Pardon, pardon ! Mais si on ne se dépêche pas, l'averse va redoubler ! »

Au moment où Koharu s'apprêtait à dévaler la pente...

« Ouin... Ouuuuaaaah... ! »

Un sanglot étouffé parvint à ses oreilles depuis l'abri de l'arrêt de bus, à l'entrée de la rue commerçante.

Blottie sur le bord d'un banc de bois, une petite fille d'environ cinq ans au bonnet d'école maternelle jaune pleurait toutes les larmes de son corps.

En baissant les yeux vers ses pieds, Koharu eut un haut-le-cœur. Son pied droit portait une botte de pluie rouge toute neuve et pimpante. Mais à son pied gauche, elle n'avait qu'une chaussette blanche à motifs de fraises, complètement détrempée par l'eau glacée.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu dois avoir tellement froid au pied... »

Alors qu'elle s'élançait vers elle, un grand parapluie noir s'ouvrit silencieusement au-dessus de l'enfant.

« ... Viens sous le parapluie. »

Une voix grave et posée. Levant les yeux, Koharu découvrit un garçon aux cheveux d'argent mouillés par l'averse. Les mains enfoncées dans les poches de sa longue veste bleu marine, il fixait la petite fille de ses yeux gris-bleu.

« Ah... Yomi ! »

C'était Kanata Yomi, le nouvel élève des CM2 groupe 2. Ce garçon solitaire qui ne parlait à personne et répondait à tout par un glacial « ... Et alors ? » était là, protégeant l'enfant sous son parapluie au risque de tremper sa propre épaule.

« Qu'est-ce que tu fais là ? »

« ... Rien. Je passais par là, c'est tout. »

Kanata détourna les yeux, mais ne bougea pas son parapluie d'un millimètre.

Entre deux hoquets, la fillette murmura :

« La botte de Mina... elle a disparu... J'ai glissé dans l'escalier en haut de la côte, et elle a dévalé la pente toute seule... »

« Ta maman n'est pas avec toi ? » demanda doucement Koharu.

Mina secoua la tête, les larmes redoublant.

« Maman est à l'hôpital. Elle me l'a achetée juste avant de se faire hospitaliser. Elle m'avait dit : Même les jours de pluie, saute par-dessus les flaques et reste bien courageuse. C'est le trésor de Mina... ! »

Ses petits poings serrés tremblaient sous l'effet du froid et du chagrin.

Des bottes nées d'une promesse d'amour avec sa maman malade... En entendant cette histoire, le cœur de Koharu se serra violemment.

Étant elle-même une éternelle étourdie, elle ne connaissait que trop bien l'angoisse déchirante que l'on ressent quand on perd un objet auquel on tient de toute son âme.

« Ne pleure plus, Mina ! On va te la retrouver, c'est une promesse ! »

Koharu enveloppa le petit pied mouillé dans une serviette propre et lui sourit chaleureusement.

« ... Ne fais pas de promesses en l'air », intervint Kanata d'un ton sec. « Si la botte est tombée dans une rigole et a été emportée par le courant, elle est peut-être déjà dans la mer à l'heure qu'il est. »

« Elle n'ira pas dans la mer ! L'amour de sa maman est blotti à l'intérieur ! Elle veut forcément revenir auprès de Mina ! »

Les yeux de Kanata vacillèrent un court instant. Au même moment, Pocke eut un sursaut dans la poche de Koharu.

(Bzzzz... Bzzzz... !)

« Ouaaah, Koharu ! Ma laine n'arrête pas de crépiter-pock ! »

Dès qu'ils s'approchaient de Kanata, la laine de Pocke réagissait toujours de la même façon. Koharu attrapa fermement la manche du manteau de son camarade.

« Toi aussi, aide-nous, Yomi ! Tu lui as prêté ton parapluie, alors ne fais pas semblant : au fond, tu as bon cœur ! »

« ... Arrête d'inventer n'importe quoi. »

Kanata eut une moue agacée, mais ne retira pas son bras.

« Ohééé, Koharuuu ! »

Déboulant du haut de la colline en soulevant des gerbes d'eau, Taiga Inukai arriva à grandes enjambées. Son éternel pansement sur le nez, il brandissait un sachet en papier gras.

« Je viens d'acheter dix croquettes bien chaudes chez le boucher ! ... Mais attends, qu'est-ce que le nouveau fiche ici ? »

« ... Ça ne te regarde pas. »

« Répète un peu pour voir ?! »

« Assez, Inukai », intervint une voix posée sous un parapluie bleu marine.

C'était Ayame Kujo, déléguée de classe, son Carnet Inoubliable couleur violette à la main.

« Mademoiselle Hoshikawa, encore un incident, je présume ? »

Après que Koharu lui eut résumé la situation, Ayame ouvrit son carnet avec un sérieux olympien.

« En calculant la trajectoire de l'eau depuis l'escalier jusqu'à cet arrêt de bus, les probabilités se limitent à trois itinéraires d'évacuation des eaux pluviales. »

« Trop forte, Ayame ! »

« C-C'est une simple déduction logique, voyons. Et puis... Pocke... n'a-t-il pas pris froid sous cette pluie battante... ? »

En apercevant la frimousse de Pocke sous la cape, le visage d'Ayame menaça de fondre de tendresse, mais elle se reprit aussitôt d'un petit raclement de gorge solennel : « Bref, ne perdons pas une seconde. »

« Parfait, allons chercher cette botte avec mon vélo ! » lança Taiga en désignant son VTT. « Koharu, monte sur le porte-bagages ! Le nouveau, prends le vieux vélo de ville là-bas et... »

« Je refuse. »

La réponse de Kanata claqua comme un coup de fouet.

« Chevaucher un engin instable reposant sur deux fines bandes de caoutchouc en comptant sur la seule force musculaire pour maintenir un équilibre précaire est un moyen de locomotion hautement irrationnel. Je ne monterai pas là-dessus. »

« Quoiii ?! Mais d'où tu sors des mots pareils ?! »

Pourtant, Koharu ne manqua pas le détail révélateur : Kanata fixait les pédales du vélo avec la méfiance horrifiée de quelqu'un qui regarderait un reptile venimeux.

« ... Yomi, tu ne saurais pas faire de vélo, par hasard ? »

Les sourcils de Kanata tressautèrent violemment.

« ... ! M-Mais qui t'a dit que je ne savais pas en faire ?! C'est juste que je n'en ai aucune utilité ! »

Ses joues d'ordinaire si pâles virèrent à l'écarlate jusqu'à la pointe des oreilles.

« En plein dans le mille-pock ! Il est rouge comme une tomate-pock ! »

« Mouahaha ! C'est pas vrai, le gars se la joue grand mystérieux mais il sait même pas rouler à vélo ! » s'esclaffa Taiga, tandis qu'Ayame portait la main à sa bouche pour dissimuler ses épaules secouées de rire.

« Tais-toi, pelote de laine ! »

Remontant le col de sa veste d'un geste brusque, Kanata tourna les talons.

« Vous voulez retrouver cette botte, oui ou non ? Alors suivez-moi. »

« Attends-nous ! »

Retenant un fou rire, Koharu lui emboîta le pas. Sous la pluie froide, son cœur était étrangement réchauffé d'avoir découvert ce petit secret si touchant chez son camarade.

« Par où on cherche ? » demanda Taiga. Kanata désigna un escalier de pierre dérobé derrière les boutiques.

« Les anciens caniveaux de ce secteur se déversent dans l'ancien canal d'irrigation souterrain de la colline. Vu la force du courant, une botte de caoutchouc légère a dû être entraînée jusque-là. »

« Comment tu connais ces passages secrets ? » s'étonna Koharu.

Kanata lâcha dans un souffle :

« ... Je m'y suis égaré autrefois. C'est tout. »

Sans ajouter un mot, il descendit les marches. Autrefois... ? Mais il vient à peine d'emménager dans notre ville... Alors que Koharu s'interrogeait, la mélodie du carillon s'éleva au-dessus des toits.

Dring, dring, doooong...

« 17 heures... ! »

L'heure du crépuscule commençait.

Dans la brume du soir, les gouttes de pluie semblèrent un instant suspendues dans les airs, scintillant comme une pluie d'or sous les feux du soleil couchant.

« ... J'ai si froid... Mina... Où es-tu... ? »

Entre les clapotis de l'averse, une petite plainte résonna.

« Je l'entends ! C'est la voix de la botte de Mina ! »

Koharu se redressa fièrement et cria de toute sa voix :

« Cet objet perdu, je vais le rapporter ! »

Pocke jaillit de sa poche de poitrine.

« Pocke, on y va ! »

« Compte sur moi-pock ! »

« Loupe-Étoile, ouverture ! »

Dans un tourbillon d'étincelles dorées, Pocke se métamorphosa en moufle sur sa main gauche, ouvrant grand ses yeux sur le dos de la laine.

Cape orange crépuscule, béret étoilé, Loupe-Étoile en main.

« Détective des objets perdus, Koharu Hoshikawa ! Prête pour la mission ! »

Sous le regard médusé de Kanata, Koharu scruta les environs à travers la lentille magique.

Un fil rougeoyant lumineux se dessinait sur les pavés, plongeant droit dans les profondeurs de l'ancien canal d'irrigation, derrière une grille rouillée.

« C'est là-bas ! Au fond du canal souterrain ! »

Elle se faufila entre les barreaux et sauta dans le souterrain.

« Attends, Koharu ! » « Ne pars pas seule ! »

Taiga, Ayame et Kanata s'engouffrèrent à leur tour dans l'obscurité.

L'eau de pluie tourbillonnait dans un grondement sourd au fond de la galerie, saturée d'une odeur de terre et de moisissure.

« Ouaah, c'est glauque... ! Les fantômes, c'est pas du tout ma spécialité ! » couina Taiga en s'agrippant au dos de Koharu, les dents claquant de peur.

Soudain, une onde de choc fit vibrer les parois de pierre.

Floc, floc, floc, floc... !

« Il arrive-pock ! »

Une silhouette colossale surgit des ombres.

Des dizaines de vieilles chaussures dépareillées — des baskets usées, des sandales d'été — reliées entre elles par une épaisse brume noire comme un monstrueux mille-pattes rampant. Et en plein milieu de ce corps difforme était emprisonnée la petite botte rouge brillante.

« C'est un Égaré ! » s'écria Ayame. « La détresse de toutes ces chaussures jamais réclamées a fini par s'agglomérer en un monstre ! »

Grrr !

La créature poussa un feulement rageur et chargea, ses yeux ronds luisant d'une lueur écarlate.

« Prends ça, monstre ! Déguste ma super croquette brûlante ! »

Taiga jeta une croquette de son sachet, qui s'écrasa lamentablement dans la boue.

« Mais enfin, les chaussures ne mangent pas de croquettes ! »

« J'avais rien d'autre sous la main ! »

« Mademoiselle Hoshikawa, la botte rouge au centre est le noyau vital ! Si nous la libérons, le monstre se dissipera ! »

« Entendu ! Pocke, on saute ! »

Koharu s'élança sur un rebord de pierre, mais... schhh !

Son pied glissa sur une plaque de mousse visqueuse, la précipitant droit vers le torrent de boue.

« Koharuuu ! »

Alors que la surface de l'eau se rapprochait et qu'elle fermait les yeux d'effroi... clac !

Une main d'une poigne prodigieuse lui saisit le poignet droit.

« ... Maladroite. »

Haletant, agrippé d'un bras à un gros tuyau de fer, Kanata la hissait hors du vide de toute la force de ses muscles.

Ils retombèrent tous les deux sur la margelle de béton, à bout de souffle.

C'est alors que Koharu réalisa.

La main de Kanata qui serrait son poignet était glaciale. Aussi froide qu'un glaçon au cœur du mois de janvier.

(Pourquoi... ? Pourquoi ses mains sont-elles aussi glacées... ?)

S'apercevant de son trouble, Kanata dissimula précipitamment sa main derrière son dos.

« ... Tu n'as rien ? »

« N-Non... Merci beaucoup, Yomi ! »

GRAOU ! L'Égaré revenait déjà à la charge. Il n'y avait plus une seconde à perdre.

« Pocke, puissance maximale pour la Loupe-Étoile ! »

« Compris-pock ! Fil de la mémoire, plein gaz-pock ! »

Pointant sa loupe droit sur la petite botte rouge, Koharu laissa la lumière du souvenir envahir son cœur.

Dans le cercle de cuivre apparut une vision émouvante.

Une chambre d'hôpital baignée de lumière blanche. Une jeune maman au regard si doux glissait avec amour la jolie botte rouge aux pieds de sa petite fille.

« Mina, tu ressembles à une adorable petite fraise. »

« Maman, je veux vite aller courir dehors avec toi ! »

« Même les jours de pluie, saute par-dessus les flaques et reste bien courageuse, d'accord ? Depuis la fenêtre de ma chambre, je veillerai sur toi. »

La main tiède de la mère caressant le caoutchouc rouge. Les rires insouciants de la petite Mina sautant dans les flaques au soleil...

(Tout ce que tu voulais, c'était continuer à protéger le sourire de Mina... !)

Des larmes coulèrent sur les joues de Koharu.

Ouvrant grand les bras, elle cria de toute la force de son être :

« Je t'ai trouvée. — Bon retour chez toi, objet perdu ! »

Tiiiing !

Une déferlante d'or pur illumina les entrailles sombres du canal, enveloppant le colosse d'étoffes.

Le voile ténébreux se désagrégea comme de la cendre dans le vent, libérant les dizaines de chaussures qui s'élevèrent gracieusement dans les airs. Libérées de la boue et redevenues étincelantes, elles semblèrent esquisser une danse joyeuse avant de se métamorphoser en une myriade d'étoiles filantes retournant vers la ville.

Et... ploc.

La petite botte rouge atterrit doucement au creux des deux mains de Koharu.

« Elle est revenue-pock... ! » soupira Pocke de soulagement.

« Bien joué, Koharu ! » acclama Taiga, tandis qu'Ayame souriait avec admiration.

Se retournant par hasard, Koharu aperçut Kanata près de la sortie du souterrain, contemplant les étoiles de lumière s'élever vers le ciel. Sur son profil si sévère d'ordinaire flottait un imperceptible sourire, doux comme un rayon de soleil faisant fondre la glace.

« ... Elles retrouvent vraiment leur chemin. »

Ce murmure ne s'adressait à personne en particulier, mais il était chargé d'une chaleur infinie.

L'averse avait cessé, et le soleil couchant perçait à travers les nuages en teintes dorées.

À l'arrêt de bus, la petite Mina serra sa botte retrouvée contre son cœur en pleurant de joie.

« La botte de maman... ! »

L'enfilant aussitôt, elle bondit à pieds joints dans une flaque avec une énergie débordante.

« J'ai sauté ! Merci beaucoup, mademoiselle, merci monsieur ! »

Tandis que Mina s'éloignait en leur faisant de grands signes joyeux, Kanata repliait son parapluie à quelques pas de là. Koharu trottina vers lui.

« Merci pour tout, Kanata ! »

« ... Quoi ? »

Le garçon s'arrêta net, ouvrant de grands yeux éberlués.

« Kanata... tu viens de dire ? »

« Ben oui ! Tu nous as aidés à chercher et tu m'as sauvée la vie tout à l'heure, non ? T'appeler encore "Yomi" de façon guindée, ça n'aurait plus aucun sens ! On fait équipe dans les Détectives maintenant, Kanata ! »

Devant le sourire éclatant de Koharu, Kanata cacha le bas de son visage dans son écharpe, visiblement embarrassé.

« ... Je ne me souviens pas avoir accepté de faire partie de votre groupe. »

« Pourtant, on était parfaitement synchronisés ! »

« ... Hoshikawa. »

Kanata s'arrêta et se tourna vers elle, son regard redevenant sombre et lointain.

« Pourquoi te donnes-tu tant de mal pour les objets perdus de parfaits inconnus ? Personne ne t'a rien demandé... Pourquoi risquer ta vie pour les souvenirs des autres ? »

Sa voix vibrait d'une détresse silencieuse. Koharu leva les yeux vers les nuages pourpres.

« Parce que tu vois, Kanata... Je suis sûre que les objets perdus attendent toujours. »

« ... Ils attendent ? »

« Oui. Tout seuls dans le noir et le froid, le cœur serré, ils continuent de croire de toutes leurs forces que leur maître viendra les chercher. C'est pour ça que je veux aller les retrouver. Rester oublié sans que personne ne vienne jamais vous chercher... c'est la chose la plus triste au monde. »

« ............ ! »

Le souffle de Kanata se brisa net. Ses prunelles gris-bleu vacillèrent violemment, et sa main se posa machinalement contre sa poitrine, sur la poche intérieure de son manteau.

Là où dormait une vieille moufle rouge esseulée — un secret que Koharu ignorait encore.

« ... Tu es vraiment d'une naïveté désespérante. »

Kanata lui tourna le dos.

« La plupart du temps... personne ne vient jamais vous chercher. »

Sur ces mots amers, il commença à descendre seul la rue silencieuse dans les ombres du soir.

« Kanata... ? »

Sur l'épaule de Koharu, Pocke murmura tout bas :

« Koharu... Je sais pas pourquoi, mais ce garçon sent tellement la solitude-pock... »

Cette nuit-là.

Sur les hauteurs battues par le vent de Tsukimizaka, devant la grille de la demeure des Kujo.

Rentrant de sa garde à l'hôpital, le docteur Reiko Kujo s'apprêtait à ouvrir le portillon lorsqu'elle aperçut une carte d'un noir d'encre glissée dans sa boîte aux lettres.

Sous la lueur glacée de la lune, des lettres d'argent brillaient dans la nuit :

« Ce soir, je prendrai le plus précieux souvenir de Mme Reiko Kujo. — Le Voleur Fantôme Midnight »

Le lendemain, 1er décembre... c'était le onzième anniversaire d'Ayame Kujo.

Fin de l'épisode 5

Vous avez aimé ? Encouragez l'auteur !

« Pocke et les Détectives des objets perdus » est une œuvre originale accessible gratuitement à tous. Vous pouvez envoyer un mot d'encouragement ou une lettre de fan sur OFUSE. Votre soutien donne vie aux prochains épisodes et aux futures illustrations !

💌 Soutenir sur OFUSE

* Pour les enfants, demandez l'accord d'un adulte avant de cliquer.

Partager avec sa famille et ses amis